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Publication Date

1-1-2021

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Abstract

The intellectual tradition of legal pluralism characterizes itself by way of a contrast to legal centralism or monism. Self-styled pluralists typically attribute centralist and monist views to mainstream theories of law, which I call here analytical jurisprudence. This article argues that the pluralist foundational contrast with analytical jurisprudence suffers from three recurrent defects. First, the pluralist opposition to analytical jurisprudence conflates conceptual questions with empirical, doctrinal, and politico-moral inquiries. Second, pluralists misattribute to analytical jurisprudents an equation between law and state that they do not hold and have the resources to reject. Third, pluralists address the conceptual problems of legal theory by relying on definitions and other reductive methodologies long rejected by analytical jurisprudents. My central claim is that this trio of recurrent defects, which has also been incorporated into the reconciliatory project termed “pluralist jurisprudence,” should be laid to rest.

La tradition intellectuelle du pluralisme juridique se caractérise par son contraste avec la tradition du centralisme juridique ou du monisme. Les pluralistes auto-proclamés attribuent habituellement des idées centralistes ou monistes aux principales théories de droit, appelées ici « jurisprudence analytique ». La présente étude démontre que ce contraste fondamental entre pluralisme juridique et jurisprudence analytique souffre de trois lacunes. Tout d’abord, les arguments des pluralistes s’opposant à la jurisprudence analytique confondent des questions conceptuelles avec des réflexions empiriques, doctrinales et politico-morales. Ensuite, les pluralistes commettent l’erreur de considérer que les tenants de la jurisprudence analytique assimilent le droit à la prérogative étatique, alors que ces derniers ne défendent pas, et peuvent aisément rejeter, une telle position. Finalement, les pluralistes traitent les problématiques relatives à la théorie du droit en s’appuyant sur des définitions et des méthodologies réductives qui ont été rejetées par les tenants de la jurisprudence analytique depuis longtemps. La thèse centrale de cette étude est que ce trio de lacunes, qui a également été incorporé au processus de réconciliation nommé « jurisprudence pluraliste », devrait être écarté.

Publication Title

McGill Law Journal

First Page

157

Last Page

205

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This article was originally published in the McGill Law Journal.

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